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comédie ! la télé qui déconne

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  • Quel a été le point de départ de votre comédie ? Depuis combien de temps êtes-vous sur le projet

    Bonus

    Le point de départ, c’est un sketch sur deux superhéros qu’on jouait, Alban (Lenoir) et moi, dans la pièce « Entre deux ». C’était en 2005. On a décidé, avce l’aide précieuse de CALT de faire deux, trois pilotes de 3’30 d’après cette idée, et on a été voir Comédie! avec. Ça a évolué en discutant, on a fouillé les personnages du pilote, c’est devenu « feuilletonant ». Nous voulions retrouver la culture cinématographique de notre adolescence: GREMLINS, GHOSTBUSTERS, MEN IN BLACK… Ce sont des références que j’assume maintenant (même s’il y en a beaucoup d’autres), et ça me rend heureux d’arriver à passer ça dans HÉRO CORP.

  • Comment s’est passée l’écriture ? C’est un travail en solitaire ou, au contraire, vous avez besoin de brasser vos idées avec d’autres ?

    Le concept est de moi, c’est mon univers ; au départ c’était très personnel. Mais on a coécrit le scénario avec Xavier (Mathieu), dont la présence était indispensable. J’avais besoin de confronter ma vision personnelle au regard d’un autre ; on a retranscrit des idées, peaufiné, remanié. Pour les dialogues, par contre, j’ai tout écrit. J’avais besoin de le faire seul.

  • Comment avez-vous envisagé la mise en scène, ce que vous vouliez éviter, ce qui vous tenait à cœur ?

    HÉRO CORP ne parodie pas des superhéros. Ce qu’on voulait, c’était travailler le décalage par le ton employé, par les situations qu’ils vivent, que ces héros nous ressemblent quelque part, qu’ils soient vraiment crédibles.

  • Votre meilleure définition de HÉRO CORP ?

    Comédie… d’aventures… fantastique : les trois genres que je préfère !

  • Êtes-vous fan des superhéros en général ? D’un en particulier ? Quels pouvoirs rêveriez-vous d’avoir ?

    Bon, pour John je ne vous révèle pas quels sont ses pouvoirs… mais ils sont très très compliqués, très forts. Son personnage était intéressant à écrire, et à jouer, parce que c’est un homme ordinaire qui doit découvrir au fur et à mesure toute la trame du complot. Sinon il y a Allen (prononcez « Alan » à la française, comme un « élan »), le barman-touilleur (Captain Cold), qui refroidit la bière avec ses doigts glacés. Et Doug (Serum) qui se fige à chaque mensonge que détecte son cerveau. Stan (Mental) manipule la pensée des autres ; il les oblige à agir comme il le veut (quand au fond d’eux-mêmes ils sont d’accord). Et puis Burt (Acid Man) qui a de l’acide dans les mains. Et l’éleveur de cochons à la force surhumaine, Klaus (Force Mustang). Et Stève (Brazier), le boulanger qui cuit le pain avec ses mains. Et plein d’autres !

  • Il y a quand même des femmes dans votre comédie ?

    Eh bien, pas tant que ça, c’est vrai. Mais la chef, c’est Marie, la tante de John, le cerveau de la communauté. Et il y a Jennifer et sa mère ; avec le père, un gros industriel, ils se sont installés dans le hameau pour fuir la ville. Mais personne ne veut d’eux, et chaque matin les superhéros balancent des œufs sur leur maison. Mais la famille de Jennifer trouve ça charmant, alors ils restent.

  • Et le plus méchant de tous vos héros, comment s’appelle-t-il ?

    Ah, surprise ! Mais c’est à cause de lui que John est là. Et que la série se transporte un temps au Canada.

  • Justement : vous avez fait le grand écart entre la Lozère et le Canada pour tourner HÉRO CORP. Comment avez-vous trouvé le lieu de tournage en Lozère, paraît-il très très inaccessible ?

    La Lozère est ma région d’origine. Là-bas on trouve les paysages les plus atypiques de France. On pourrait se croire en Mongolie quand on marche sur les causses, quelquefois même le paysage est lunaire, ou au contraire foisonnant. Cette diversité était importante pour HÉRO CORP. Et le hameau où on a tourné est habité par des passionnés qui ont remonté ce village en ruine. Ce village n’existe même pas sur les cartes ! Ça collait tellement avec la série…

  • Et pourquoi le Canada ?

    En fait dans le scénario la maison-mère de Héro Corp, l’agence de superhéros, est basée au Canada, au cœur du monde moderne et des gratte-ciel. À un moment les superhéros doivent retourner dans leur ancienne vie, celle qu’ils avaient choisi de quitter en venant s’établir au village.

  • Donc, on verra des supercascades, des effets spéciaux de folie ?

    Là encore, j’étais très entouré. Tout le monde y allait de ses trucages, je crois qu’on a fait plus que le maximum avec le budget imparti. Une grande partie de ma « famille artistique » était là sur le tournage, on s’est rassemblés autour du projet, tout le monde était très créatif, les idées fusaient. Non, franchement, je suis content.

  • Qui a signé la BO, remarquable ?

    C’est Étienne Forget.

  • Vous vous connaissiez déjà ? Sur quels projets avez-vous travaillé ensemble ?

    Ça fait un moment qu’on s’est rencontrés, par mon chef op’. Il était présent sur OFF PRIME aussi. Pour HÉRO CORP, je voulais une musique grandiloquente. Étienne a composé de grands thèmes, récurrents dans la série, qui rappellent les symphonies.

  • Une saison 2 de HÉRO CORP sera bientôt sur le feu ? Ou bien déjà une nouvelle envie qui germe ?

    J’espère vraiment faire une suite à HÉRO CORP. Mais pour l’instant je suis dans la postproduction de cette première saison, je ne pense à rien d’autre, je suis concentré ! Ce qui est certain, c’est qu’on va faire la bande dessinée de HÉRO CORP, avec Olivier Péru, celui qui signe le générique en animation de la série. Olivier travaille chez Marvel. On ne veut pas que la BD soit un making of de la saison 1, ni de la paraphrase. Elle traitera de l’univers de HÉRO CORP différemment. Ce sera une autre façon d’aborder les aventures des superhéros, on fera aussi un historique de l’agence Héro Corp.

  • Merci beaucoup, Simon. Et longue vie à HÉRO CORP sur Comédie !

 
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